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Le blog de VALF
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Transport de Matières Dangereuses (TDM)


Sur le site d’Ambès sont implantés plusieurs complexes industriels classés Seveso. Il s’agit d’entreprises de stockage et de conditionnement d’hydrocarbures ou de gaz liquéfié, ou bien entreprises qui transforment des produits chimiques (ammoniac, acide nitrique, ammonitrates). Les produits transformés quittent la Presqu’île par camion pour la plus grande part, vers les sites de destination répartis dans le quart sud-ouest de la France.

C’est ainsi 2000 camions qui traversent la Presqu’île chaque jour, chargés des produits les plus dangereux qui soient. Cette dangerosité est liée au risque de fuite, d’explosion ou d’incendie qui pourraient survenir en cas d’accident ou de collision des camions.

Que se passerait-il en cas d’accident?

- Une fuite de produit toxique peut entraîner de graves irritations cutanées, oculaires et surtout respiratoires (plusieurs centaines de morts à Dakar en 1992 à la suite d’une fissure de la cuve d’un camion chargé d’ammoniac)

- Une explosion entraînerait des destructions et des blessures par effet de souffle et par projection de débris à très longue distance.

- Un incendie de produit inflammable sous pression entraînerait une boule de feu de plusieurs centaines de mètres (217 morts en Espagne en 1978 à la suite de l’explosion d’un camion de gaz liquéfié).

Le cumul des trois effets serait susceptible d’effacer toute vie à 800 mètres à la ronde, sans oublier « l’effet domino » si l’accident se produisait à proximité d’un réservoir ou d’un site présentant lui-même un risque spécifique. Enfin s’ajouterait le risque de pollution résiduelle des eaux ou des sols .

Malgré ces risques potentiels, le transport des matières dangereuses se poursuit et s’amplifie à nos portes avec l’augmentation régulière de ce trafic. L’information des riverains est inexistante et les mesures de prévention bien timides.

Les industriels qui chargent les camions ne sont pas responsables du risque lié au transport. On en reste donc à la réglementation sur les véhicules ou les chauffeurs, très rarement contrôlés sur la Presqu’île, et aux restrictions de circulation sur certains trajets ou à certaines périodes (dimanches et jours fériés).


A quand l’établissement de périmètres de danger, d’itinéraires spécifiques, à quand l’aménagement des RD 113 et 257 pour prévenir les collisions, à quand une plus grande implications de nos élus pour l’information, la prévention et l’alerte, à quand enfin la promotion du transport ferroviaire des matières dangereuses aux dépens du funeste camion-citerne ? On en reparlera quand la catastrophe sera survenue.

 

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