10 Avril 2009
A l’occasion des deux tempêtes de ce début d’année 2009, vous avez tous reçus dans vos boîtes-aux-lettres respectives des prospectus distribués par les élus municipaux vous informant du risque de débordement de la Garonne lié aux coups de vent. Certains habitants ont été prévenus très tard pour ne pas dire trop tard (après 20H00). Plus question d’imaginer engager à la nuit tombée des démarches d'auto-protection comme la mise en place de batardeaux.
Ce retard est de prime-abord compréhensible, car il faut , dès réception du message d’alerte de la préfecture, analyser la situation, retranscrire l’événement, procéder au tirage de 600 photocopies et enfin organiser la distribution. Cette procédure très lourde trouve ses limites dans le peu de tems disponible pour diffuser l’information.
La commune de Saint Louis de Montferrand s‘était pourtant équipée d‘un système d’alerte basé sur l’envoi de messages vocaux par le biais du téléphone, qui a coûté 15000€.
Ce système permettait de prévenir l’ensemble des Montferrandais sous une heure.
Cet investissement a t-il été réalisé à fonds perdus ? Pourquoi ne pas l’avoir utilisé lors de ces derniers évènements? Est-il toujours en état de marche? Autant de questions qui ne trouvent pas forcément de réponse.
Impliquée dans la réflexion, Vivre Avec Le Fleuve proposa, en son temps, une hiérarchisation des priorités d’appel (personnes en bord de fleuve, femmes seules, personnes âgées) et la mise en place de comités de quartier d’entraide.
Rien de tout cela ne vit le jour. C’est dommage!