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Le blog de VALF
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L'USINE DE POMPAGE DES EAUX INDUSTRIELLES

 
A l’origine de ce projet, un besoin urgent d’économiser l’eau potable pompée dans la nappe profonde de l’Eocène.

En effet, cette nappe alimente une partie de Bordeaux et de sa région en eau particulièrement pure et de qualité. Les usines de la Presqu’île y pompent aussi allègrement, chaque année, plus de 2 millions de m3, sans retenue, sachant qu’elles ne la paye pas, comme un simple administré pomperait l’eau de son puits.

Malheureusement, du fait d’une sur exploitation, le niveau et la pression de cette nappe baissent dangereusement, au point de risquer une pollution par les eaux saumâtres de la Gironde.

Pour palier ce risque, la Communauté Urbaine, la Région, le Département, l’agence de l’Eau Adour Garonne, ont élaboré un projet tout à fait innovant.

C’est le projet de l’eau industrielle.

Cette usine implantée sur notre commune pourrait fournir de l’eau aux industriels à hauteur de 3, voire 4 millions de m3, sachant que le stockage se fait dans les différentes gravières.

Malheureusement, aujourd’hui, la production ne décolle pas et ce ne sont qu’à peine 1 million  de m3 qui sont disponibles et non sans poser problèmes.

 

Quelles sont les raisons de ce presque fiasco ?

La première et la principale, car elle génère sans doutes la deuxième problématique, relève des difficultés à pomper régulièrement les eaux de la Garonne :

Les périodes de sécheresse successives réduisent considérablement le débit du fleuve d’où la création d’un bouchon vaseux au droit de Saint Louis durant des périodes de plus en plus longues. Ce bouchon vaseux génèrent des eaux trop chargées et donc incompatibles avec le procédé.

Mais nous pouvons affirmer ici que la raison la plus importante du phénomène relève du comportement du Port Autonome de Bordeaux. En effet, ce dernier, s’acharne à déverser presque quotidiennement les produits de dragages au droit de l’usine et du bourg de Saint Louis, sous le fallacieux prétexte qu’un arrêté préfectoral l’y autorise.

Ces énormes dépôts ont pour effet de modifier les courants et de favoriser une dangereuse remontée des fonds du lit mineur.

De mémoire de pêcheurs, jamais pareille situation n’avait existé à Saint Louis. Les barques de pêche ne peuvent plus sortir de Jourdane sans attendre 2 heures avant ou après la basse mer.


La deuxième raison relève du fait que, demeurant trop longtemps dans les gravières par le manque de fréquences de pompages, les eaux se rechargent en chlorures et deviennent ainsi impropres à la consommation industrielle.


Un modèle de projet, unique en Europe, qui a coûté une dizaine de millions d’euros est ainsi gâché.

A quand une véritable prise de conscience de la part de l’ensemble du monde politique, pour condamner, puis corriger le comportement du Port Autonome de Bordeaux qui agit en toute impunité, et fait figure d’Etat dans l’Etat.

  

Photo des dépôts de dragage face aux écoles (12 mars 2009)

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