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Digue – Réseaux hydrauliques_Commune de St Louis de Montferrand_Diagnostic 2002

 

Digue – Réseaux hydrauliques

Commune de St Louis de Montferrand

Diagnostic (2002) 

 

 

 

1.      Objectifs

 

Les digues et le réseau hydraulique joue un rôle essentiel dans la protection contre les inondations. C’est pourquoi nous avons réalisé un état des lieux le plus exhaustif possible.

 

2.      Digue de Protection :

 

 

Commentaires sur les graphiques et photographies caractérisant les défauts d’affaiblissement mécanique et le vieillissement de la digue :

Les commentaires suivants se rapportent à un état des lieux de la digue effectué mi octobre 2000 entre l’entrée du port autonome à Ambès et le rond point de Bassens le long de la départementale D10. Les kilométrages indiqués sur les graphiques ont été évalués par rapport à un point de référence : le croisement de la rue Gaston Bourceau avec la D10 (qui correspond au km0) : par conséquent les kilométrages négatifs sont relatifs aux distances entre la rue Bourceau dans la direction de Ambès et les kilométrages positifs relatifs aux distances entre la rue Bourceau dans la direction de Bassens. Entre les km 0.8 et 4.6, la digue n’est pas visible à partir de la route. Sur les graphiques, plusieurs indications permettent de se repérer.


1.1 
fissures




-         De très nombreuses fissures ont été observées tout au long de la digue. Ce type de fissure verticale allant du bas jusqu’au haut de la digue est illustré par la photo 1. ). Le nombre de ces fissures totalisées au fur et à mesure en partant d’Ambès jusqu’à Bassens.’élève à 330 et la densité (*) de fissures est homogène sur toute la digue soit 33 fissures/km

Les réparations effectuées consistent pour la plupart à boucher les fissures avec une sorte de mastic qui n’apporte aucune cohésion mécanique à la digue et qui souvent est décollé ou refissuré (voir photo)

 

(*) densité de fissures = nombre de fissures par km de digue





 

 


1.2                      
 autres défauts « réparés »

 


En plus des fissures, de nombreuses petites « réparations »(dimensions inférieures au mètre) ont également été réalisées sur la digue (voir photo 2). La figure 2 représente le nombre de ces réparations totalisées au fur et à mesure en partant d’Ambès jusqu’à Bassens. Ce graphique montre :

- que le nombre de réparations total s’élève à 400.

- que la densité de réparations est également relativement homogène sur toute la digue (soit 40 défauts/km)

Parmi les réparations, on a pu noter une très mauvaise tenue mécanique du béton sur la digue, voir photo 3 sur laquelle le béton qui semble récent s’est déjà complètement détaché de la digue !

 



Figure 2 :
Relevé du nombre de réparations sur la digue entre Ambès et Bassens 
 

 

 

 



                    Photo 2                                                                                  Photo 3

« réparations » sur des longues distances


Les défauts précédents sont de petites dimensions ; nous avons également répertorié les réparations de grande longueur qui sont la preuve de la fragilité de la digue à plus grande échelle. Ces réparations sont de l’ordre de 10 à 60cm de hauteur sur 2 à 80m de longueur. La figure 3 montre :

- que la longueur totale réparée atteint 227m

- que la longueur moyenne de réparation par km de digue est comparable entre la zone 1 (22m/km) et la zone 2 (25m/km) 

 

 

3       digue détruite


Le résultat ultime du vieillissement de la digue est la destruction de celle ci.

2 types de digue détruites lors de la tempête de décembre 1999 ont été constatées :

      - celles reconstruites en 2000

      - celles simplement remblayées en 2000

La figure N°4 représente pour chaque endroit la longueur de la digue (valeur non cumulée). Sont représentées en bleu les digues refaites en 2000 et en rouge les digues uniquement remblayées par de la terre ( en octobre 2000).

 

 


Résumé -Conclusions


La digue entre Ambès et Bassens totalise 330 fissures, 400 défauts « réparés », 230 mètres de digue partiellement détruite et « réparés », 850 mètres de digue détruite en réfection et 80 mètres de digue détruite simplement remblayée.

Les « réparations » effectuées ont très peu d’adhérence sur le béton d’origine (qui date de 40 ans et qui est devenu extrêmement friable) à tel point que certaines parties se détachent sous leur simple poids !

L’homogénéité des défauts recensés sur l’ensemble de la digue démontre que

la digue âgée de 40 ans a extrêmement vieilli et que la tenue mécanique et la fiabilité de la totalité de cette digue sont devenues très faibles surtout en cas de tempête où les efforts exercés sur la digue sont très importants (contrairement à une simple marée où seule la pression hydrostatique intervient).

Une étude par des experts semble indispensable afin que les responsabilités soient clairement établies.

 
Ces données ont été transmises au bureau d’études SOGREAH en juillet 2004 qui a en charge la réalisation du diagnostic de la digue commandée par le SPIPA

RESEAU HYDRAULIQUE

 

 



Sur la base du plan de situation, issu d’une carte IGN sur laquelle le réseau hydraulique apparaît en bleu, l’Association a procédé à un inventaire non exhaustif de la plupart des ouvrages à ciel ouvert et accessibles. Le but de cette démarche a consisté, dans un premier temps, à rechercher l’existence de ces ouvrages sur le terrain et à  mettre en évidence soit leur disparition, soit leurs dysfonctionnements.  Ce document ne peut être qu’un support de travail qui pourrait être utilisé à bon escient pour enrichir le programme de travaux. En aucun cas, il ne saurait constituer un document de référence.

 

a)   Constitution de l’inventaire annexé au présent rapport (voir onglets ci-après regroupant :

 

-     un plan de situation carte IGN au 1/10000

-         un plan d’ensemble de la commune qui définit et repère :

·        les différents casiers selon le principe décrit en 3.1.2.

·        les différents esteys

·        les différentes jalles

·        les différents fossés

·        les différentes photos prises sur le terrain (Mars à Juillet 2002)

 

-         un commentaire de chaque casier se rapportant à l’état du réseau hydraulique de notre commune qui conviendra d’optimiser dans le cadre de la libre circulation des eaux de débordement, ou pluviales en cas de très fortes précipitations.

-         des  photos démontrant l’état d’abandon du réseau hydraulique de notre commune mettant en évidence des problèmes clefs.

 

a)      Lecture des  documents

Chaque casier est numéroté sur le plan.

Le tableau commentaire fait référence à ces numéros de casier.

La numérotation des  photos telle qu’elle apparaît sur les planches jointes en annexe provient d’un album propriété de l’association « Vivre avec le fleuve ».

 

b)      Lignes directrices du programme à traiter dans l’ordre de priorité

 

1.      définition des priorités par casier, en fonction de la densité de population  et des commentaire de l’étude

2.      remise en état des ouvrages prioritaires existants 

3.      lancement d’une étude de diagnostic portant sur :

o     la digue de protection (cf 3.1.1.)

o     le renforcement et l’optimisation du réseau hydraulique en fonction de l’évolution démographique des différents secteurs ;

o     les solutions d’interconnexions inter casiers permettant le libre étalement des eaux ;

o     l’estimation du financement à dégager intégrant l’acquisition foncière des parcelles permettant l’accès aux ouvrages ;

o     la proposition d’un programme de travaux prenant en compte les points précédents;

o     l’établissement d’un dossier de maintenance ultérieure du réseau et des ouvrages remis en état. Ce document de gestion de la maintenance est indispensable au suivi des ouvrages par le futur syndicat. Il devra mentionner, entre autre, la nature, la périodicité et le coût des interventions pour chacun des dits ouvrages.

 

4.  lancement, parallèlement au diagnostic, d’une étude d’impact sur l’importance et l’augmentation continuelle de l’envasement de la garonne vis à vis du risque d’inondation.

 

c)Descriptif  et coût des travaux

La liste des travaux, issue de la réflexion des points 1 & 2 doivent faire l’objet de propositions immédiates. En ce qui concerne l’étude de diagnostic et l’étude d’impact, on estime que la commune de SAINT-LOUIS DE MONTFERRAND ou le syndicat mixte doivent être considérés comme Maîtres d’ouvrage et par conséquent, faire appel à des bureaux d’études spécialisés qui, à partir de la connaissance du terrain, et le cas échéant des quelques éléments fournis par notre association dans ce dossier, seront plus à même de prescrire la nature des travaux à entreprendre. 

 

 

 

d)      Conclusion

 

Nous espérons que notre document retiendra toute votre attention.

Notre association a souhaité par ses remarques apporter sa contribution à l’élaboration du document final qui servira de base au lancement des travaux et la création du futur syndicat.Au travers du travail que nous avons réalisé, il apparaît que la quasi-totalité du réseau hydraulique de notre commune présente de graves déficiences et qu’il est nécessaire d’y remédier au plus vite, l’entretien étant du ressort du syndicat. Ne perdons pas de vue malgré tout, bien que ce sujet ne soit pas forcément à traiter dans l’urgence, que, dans un cadre plus général, le syndicat, à moyen terme, sera amené à faire d’autres propositions à l’Instance de Régulation Départementale, afin de  protéger les biens et les personnes sur la presqu’île d’AMBES contre la montée inéluctable des eaux liée au réchauffement de la planète.

 

 

2.1.1.      Rappel du mécanisme d’inondation par débordement de la GARONNE

 

La commune de SAINT-LOUIS DE MONTFERRAND présente, de part sa topographie, un ensemble d’ouvrages en point haut perpendiculaires (chemins transversaux, estey du Guâ, rue Roger Espagnet, avenue Victor Hugo, rue Gaston Bourceau,…) et parallèles à la digue (CD 10, voie ferrée, RD 113). Le croisement de ces ouvrages constitue des casiers naturels que la Garonne remplit les uns après les autres d’Ouest en Est lors d’une inondation.. Il nous semble donc primordial que l’étude de diagnostic demandée dans le document prenne en compte cette particularité dans le deuxième volet et propose des solutions adaptées à la libre circulation des eaux de débordement sur le territoire de la commune.    
                                             

 

 

                                POUR LE BUREAU              GILLES HUGON     

                                                               PRESIDENT DE L’ASSOCIATION                                                                          

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