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Le blog de VALF

PRESQU'ÎLE : VISITE DES ANCIENNES CARRIERES

A l’initiative de VALF, quelques courageux sont venus braver les capricieuses incertitudes de la météorologie, le 11 octobre 2014, pour découvrir un milieu surprenant et inattendu, celui des anciennes gravières situées entre les communes d’Ambarès et de Saint Louis de Montferrand, de part et d’autre de la voie rapide (D. 113).

La D 113 !

C’est en 1970, imaginé par les pouvoirs politiques de l’époque, que son tracé a vu le jour au grand désarroi des naturalistes et des amoureux de la Presqu’île d’Ambès.

Malgré une ferme opposition, sous la houlette de Raymond Beauvais, amoureux inconditionnel de la nature, érudit au charisme légendaire des Marais de Montferrand * et fondateur de L’Association « Les Amis des Marais de Montferrand », le monde associatif manifesta son désaccord.

En vain ! Le combat fut de courte durée.

Le rapport de force était inégal et c’est au début de l’année 1973 que les premiers « bulls » commencèrent leurs rondes infernales, extrayant à tout va les minéraux siliceux des graves d’Ambès et Saint Louis de Montferrand (La Blanche) et d’Ambès (Cantefrêne), remblai indispensable au maintien du tapis bitumé.

En deux ou trois ans, ces sites se sont transformés en paysage lunaire, gangrenés de cavités béantes comblées par les eaux de pluie et les nappes de surface, aujourd’hui devenues des réserves d’eaux à usage industriel.

Longtemps accusées d’être à l’origine de la modification des écosystèmes, les anciennes carrières sont aujourd’hui considérées comme des sites de réhabilitation écologique.

Quarante ans après leurs abandons, il nous a paru intéressant de pouvoir dresser un bilan floristique (non exhaustif, bien entendu) afin d’en évaluer l’état de santé des lieux et ainsi vérifier si cette réhabilitation est avérée.

Les observations que nous avons pu faire au cours de cette journée sont incomplètes, mais elles ont l’avantage de servir de référence pour les futures prospections qui viendront compléter ce premier inventaire, d’autant que la saison n’est pas favorable pour une détermination élaborée.

Avant tout, il nous a paru important de mettre en évidence les trois grands facteurs susceptibles d’influencer la reprise normale et équilibrée de la biodiversité du site.

  • Facteurs anthropologiques

· Durée de l’exploitation : de 1973 à 1976

· Dépôts d’ordures sauvages : situation catastrophique

· Activités industrielles : site « coincé » entre les industries d’Ambès et Bassens

· Activités de loisir : circuit moto tout terrain

· Introductions d’espèces invasives : voir tableau de relevés, les Exogènes

· Activités commercial international : fluvio – maritimes, aériennes, ferroviaires et routières

· Urbanisation en zone humide (et inondable) à proximité : commune de Saint Louis de Montferrand

  • Facteurs climatiques

· Evolution des conditions climatiques :

· Augmentation des températures

· Inondations fluvio-marimes fréquentes

  • Facteurs juridiques et administratifs pour la préservation du milieu naturel

· ZNIEFF : Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique

· ZICO : Zone importante pour la conservation des oiseaux

· NATURA 2000

· Loi sur l’eau

· Loi sur les zones humides

Tous ces facteurs sont entièrement présents sur le site des anciennes carrières ! Mais dors et déjà, la reconstruction biologique semble virer au rouge, malgré les facteurs juridique et administratifs pour la prévention du milieu naturel.

Il reste à en évaluer les effets réels sur la biodiversité, qui, comme chacun sait, sont les conditions fondamentales pour que toutes formes de vie soit préservées sur notre terre.

(à suivre)

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